JEAN CHAUBET
Poète paysan occitan
Vieux paysan gascon, habitant sur les terres de l’abbaye de Grandselve, Jean Chaubet, dit "Joan de l’Aliet", poète à ses heures de grâce, commença à écrire il y a une trentaine d’années des poèmes en langue d’Oc, exprimant un amour irréductible de la nature et des racines.
Visionnaire à l’époque sur les problèmes de pollution que nous rencontrons actuellement, ses poésies traduisent aussi la souffrance d’une Mère Nature parfois souillée par seul amour du profit. Passionné d’histoire et de foi, il a su faire revivre, toujours dans cette noble langue des troubadours, l’histoire d’un des monuments de spiritualité et d’architecture que fut l’abbaye cistercienne de Grandselve, ou celle, toute modeste et cachée, d’une Germaine de Pibrac.
Marée noire évoquée avec "L’aucel Blanc de la Mar", mystère de la mort avec "L’ironda attardada", disparition d’espèces végétales avec "Las Flors de la San Joan" ou "Los casses van morir", problèmes de la qualité de l’eau avec le poème "Uéi" : l’actualité indéniable des textes s’assortit d’une émouvante poésie. Son esprit est toujours ponctué d’une note d’espoir induite par la prise de conscience et d’une non-violence sous-jacente qui rehausse la pureté du propos.
La langue Occitane traduit à merveille ces émotions, et se trouve ici vivifiée d’un nouveau souffle. Jean Chaubet prête sa voix vibrante et intense à l’un des poèmes déclamés dans le spectacle ("Grandselva la Flor Rosa") et dans l'album CD "Tornèm a la Sorga".